CGT Romans

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jeudi 27 mars 2008

SAMEDI 29 MARS A 14 HEURES DEVANT LA PREFECTURE DE VALENCE

Une nouvelle phase de discussion avec le gouvernement s'ouvre sur l'avenir de notre système de retraite. Ce dernier vise l'allongement à 41 ans de la durée de cotisation parallèlement à la baisse du niveau des pensions.

Le MEDEF de son coté fait monter les enchères en proposant de reculer le droit à la retraite à 62 ou 63 ans, de réduire la contribution des entreprises au financement des retraites. Quand on voit la façon dont l'industrie de la chaussure à Romans a liquidé des centaines d'emplois avec pour outil essentiel les départs anticipés en retraite, facile d'imaginer avec quel niveau de pension les salariés risquent de se retrouver.

Pour sa part la CGT propose:

_La garantie d'un niveau de pension au moins égal à 75% du salaire
_L'indexation des pensions et retraites sur les salaires
_Le droit à la retraite à 60 ans, à taux plein pour tous
_La possibilité d'un départ anticipé en retraite pour les salariés ayant exercé des travaux pénibles
_La taxation du travail précaire, des profits financiers.

L'action collective paie, de nombreuses luttes obligent gouvernements et employeurs à revoir leurs projets. La CGT propose des manifestations dans toute la France samedi 29 mars, pour la Drôme ce sera à 14 heures devant la Préfecture avec la FSU, la CFTC et l'UNSA.

jeudi 20 mars 2008

NOUS EXIGEONS LA FIN DE L'OMERTA

Devant le 38e congrès de la fédération CGT des travailleurs de la métallurgie à Lyon le 18 mars et à la veille d'une convention des patrons de l'UIMM, le secrétaire général de la CGT a exigé que toute la vérité soit faite sur les détournements d'argent et la "caisse noire" du syndicat patronal de la métallurgie. Il exige du patronat et du gouvernement des réponses aux questions soulevées par cette affaire. Il demande à l'UIMM de restituer aux salariés de la branche l'argent détourné.
Bernard Thibault a également proposé au congrès des métallugistes CGT de "tout faire ensemble pour que cette affaire qui semble destinée depuis le début à être enterrée, ne le soit pas". D'autant plus que l'opinion est largement convaincue que la direction du Medef était au courant de l'utilisation faite des retraits d'argent suspects effectués par d'anciens dirigeants de la fédération de la métallurgie.
En effet, selon un sondage CSA pour L'Humanité rendu public mardi, 64% des personnes interrogées estiment que la direction du Medef était "certainement ou probablement au courant", contre 20% qui jugent qu'elle n'était "certainement pas ou probablement pas au courant". Et les trois quarts des français qualifient l'affaire "grave", dont 41% de "très grave", alors que 11% la jugent "pas grave".

Plus de la moitié des personnes interrogées (59%) ne font confiance ni au gouvernement ni au Medef pour que "les relations sociales soient en France plus transparentes et démocratiques dans l'avenir".
En revanche, les Français sont plus nombreux (55%) à faire confiance aux organisations syndicales de salariés pour veiller à ce qu'il y ait plus de transparence dans les relations sociales, selon cette étude.

Bernard THIBAULT, secrétaire général de la CGT a déclaré: "Aujourd’hui l’honneur des industries de la métallurgie, c’est vous, travailleurs et travailleuses du secteur, militants et militantes de la CGT qui le portez et non les héritiers du Comité des forges, les représentants de l’UIMM aux prises avec un scandale patronal sans précédent.

Voici quelques mois, les français découvrent que la principale branche patronale du Medef, l’UIMM entretient une « caisse noire » alimentée par des entreprises de la métallurgie depuis fort longtemps et que ces fonds ont, pour partie, circulés en liquide à la discrétion de quelques dirigeants de l’organisation.

Le principal d’entre eux Mr Denis Gauthier Sauvagnac, dit « DGS » dans le milieu (ce qui signifie peut-être : « Donateur Généreux en Secret »), ne trouve rien d’autre comme explication à donner aux policiers chargés d’enquêter sur la destination des fonds qu’une « contribution à fluidifier le dialogue social » c'est-à-dire, suivez mon regard, des fonds destinés aux syndicats.

Sans jamais apporter le début d’une preuve, le Président en exercice de l’UIMM laisse entendre que tous les syndicats français sont achetés.

Le premier effet se produit sans surprise, ce ne sont pas les entreprises a l’origine de cette caisse, dont le montant est évalué, excusez du peu, à plus de 600 millions d’euros qui sont sommées de s’expliquer mais les syndicats de salariés.

« Est-ce bien vrai ? », « qu’avez-vous touché a la CGT ? » « Ça ne nous étonne pas ! », les questions fusent et les commentaires vont bon train comme on dit chez moi.

Dans le même temps, se multiplient dans les rangs patronaux les déclarations les plus étonnantes « on ne savait pas ! », disent-ils, « ce sont des comportements individuels », « comment est-ce possible ? », « c’est le patronat d’un autre temps ! », « à l’avenir il aura plus de transparence ! » … Nous sommes dans la capitale de la gastronomie, je voudrais dire qu’à la CGT on n’aime pas être pris pour des andouilles ! Le Premier ministre fait des promesses : le gouvernement va préparer un texte de loi qui imposera aux syndicats et aux patronat la certification des comptes de leurs organisations.

Vous apprécierez au passage le fait de nous mettre sur le même plan que les syndicats patronaux qui n’ont ni la même vocation, ni le même fonctionnement et surtout pas les mêmes moyens.

A ma connaissance Monsieur le Premier ministre, les comptes des entreprises sont certifiés et pourtant cela n’a pas empêché des prélèvements occultes pour des opérations inavouables. Alors arrêtons l’hypocrisie ; s’il vous plaît ! L’ « affaire » fait cependant grand bruit au point que DGS négocie les termes de sa démission au sein de l’UIMM, moyennant une indemnité de départ de 1,5 millions d’euros (c’est-à-dire l’équivalent de 1250 SMIC mensuel !) et la prise en charge par l’UIMM des sanctions financières ou indemnités que la justice pourrait prononcer à son égard. Tout cela sans doute au nom des bons et loyaux services.

Le plus important, c’est qu’en acceptant cette transaction, l’UIMM confirme ainsi que nous sommes devant un système de financement opaque assumé collectivement par le patronat et non face à des comportements individuels.

La polémique se prolonge pour la répartition des mandats patronaux dans les organismes paritaires, la Présidente du MEDEF annonce ouvrir un appel d’offre pour décider de la destination de l’argent qui reste sur les comptes.

Et puisque demain se réunit une convention de l’UIMM, à ce propos vous me permettrez d’exiger en votre nom que l’argent qui a été détourné du travail des métallurgistes revienne aux métallurgistes eux mêmes ! Ils doivent prendre cette décision ! Cher(e)s camarades, je le dis solennellement ici à votre Congrès, la CGT doit contribuer à faire la lumière et à briser l’omerta entretenue autour de cette affaire. Dans le même temps, nous devons être extrêmement vigilants pour que cette affaire ne soit pas utilisée pour disqualifier les institutions dans lesquelles siègent les représentants des salariés pour la défense de leurs intérêts.

La vérité, nous la devons aux salariés de la métallurgie en premier lieu, plus largement à l’ensemble des salariés et au pays.

Parce que, cet argent a d’abord servi à toutes les turpitudes du patronat.

Il a servi avant tout à combattre tous ceux et celles qui luttent, qui refusent l’arbitraire patronal, les bas salaires, les conditions de vie et de travail inhumaines, la précarité et les licenciements.

Il a servi à combattre la CGT et ses militants et militantes, à vous combattre vous, hier et encore d’aujourd’hui.

Tous ceux qui ont souffert et qui souffrent encore de ces pratiques patronales indignes ont droit à la vérité et à la justice ! Nous exigeons du patronat et du gouvernement des réponses à nos questions.

Qui sont les patrons et les entreprises qui ont financé cette ou ces caisses noires de plusieurs centaines de millions d’euros pendant des décennies ? Quel est le montant réel des sommes qui ont été détournées au fil des ans ? Pourquoi n’a-t-on pas de réponse lorsque nous posons la question dans les comités d’entreprises ? Pourquoi aucune investigation commandée par le gouvernement ? Comment se fait-il qu’il ait fallu si longtemps pour rendre publics des comportements connus depuis fort longtemps, y compris par les services de l’état ? Si nous n’avons pas de réponses à nos questions, nous serons bien obligés d’en conclure que l’on souhaite s’en tenir à une « guerre des chefs » sans réels changements pour l’avenir.

Dans cette affaire, il y a des financeurs qui ont, d’une certaine manière, détourné de l’argent de leur entreprise pour financer des caisses noires et nous voulons les connaître ! Nous ne sommes pas magistrats mais cela ne relève-t-il pas de l’abus de bien social ? Qu’on ne nous dise plus « personne ne savait ».

Devant vous, je n’ai pas envie de prendre de gants : tout le monde sait que cet argent sale a servi à « matraquer » nos militants, à briser les grèves, à financer des syndicats-maisons toujours prêts aux coups de poing contre les militants progressistes, les syndicalistes, les salariés en lutte.

Face a ce qui était considéré comme « le péril rouge », par anti communisme et anti cégétisme, c’est une forme d’impôt contre révolutionnaire qui était prélevé.

La CSL, la CFT, ces organisations fascisantes, cela a existé, il y a ici des témoins et des victimes de leurs agissements.

Les organisations de barbouzes dans les entreprises financées par le patronat, cela a existé. Ce n’est pas un scoop. C’est presque écrit dans les manuels d’histoire des étudiants ! D’autres témoins pourront sans doute utilement éclairer sur « l’accompagnement » de certaines campagnes électorales et « l’accompagnement » du travail parlementaire.

Si le nouveau Président de l’UIMM, la Présidente du MEDEF, le Ministre du travail, voire le Président de la république, que l’on connaît en général plus réactif sur l’actualité, veulent en savoir plus, ainsi que les journalistes qui s’intéressent au sujet, je leur conseille la lecture d’un ouvrage parmi d’autres: le livre de Marcel CAILLE qui date de 1977 « les truands du patronat » le voici ! Preuves à l’appui,il décrit toutes les méthodes.

Oui, la mise en fiches, le « flicage » des militants, l’infiltration des syndicats, cela a existé. SIMCA, BERLIET, CITROEN …, autant de noms d’entreprises qui résonnent de ces pratiques.

Le patronat est tenté aujourd’hui de jeter un voile pudique sur ces méthodes, mais nous ne laisserons pas faire.

Et que l’on ne nous dise pas qu’il s’agit d’histoires anciennes ! Les principaux acteurs patronaux de ces scandales ont eux-mêmes confirmé que ces pratiques s’étaient encore développées dans l’après 68, il y a tout juste 40 ans. Les victimes sont toujours là, et certaines sont encore en activité ! Apres tout, c’est peut-être ce qu’il faut comprendre lorsqu’on entend qu’il faudrait « liquider 68 ».

Enfin, est-on bien sûr que tout cela relève du passé, fût-il récent ? La répression syndicale, le licenciement des délégués syndicaux, les entraves à l’exercice du droit de grève, cela existe toujours et pas uniquement dans la métallurgie.

Je vous le dis : cela ne peut plus durer.

Cher(e)s Camarades, votre congrès peut prendre une décision : celle de tout faire ensemble pour que cette affaire qui semble destinée depuis le début à être enterrée, ne le soit pas ! Il serait tout de même insensé qu’un scandale patronal sans précédent ne se traduise par aucune poursuite et aucun changement fondamental dans la représentation et les pratiques patronales.

Pourtant ce risque existe.

Depuis plus de 10 ans, la CGT revendique un changement des règles applicables à la représentativité syndicale, à la négociation collective, aux droits et moyens syndicaux.

Et bien vous aurez de la peine à le croire mais dans la négociation ouverte en ce moment, les organisations d’employeurs considèrent qu’il n’y a rien à discuter concernant le camp patronal. Ils refusent jusqu'à présent toute mises a plat de leur propre situation, qu’il s’agisse de la représentativité des organisations patronales ou de leur financement.

Dans ces conditions, les déclarations d’indignation à propos du passé ont leurs limites.

Beaucoup ont sans doute à l’esprit la célèbre formule « tout changer pour ne rien changer ». Ce n’est pas notre choix et nos propositions sont simples, elles s’inspirent des principes de la démocratie.....


		

mardi 11 mars 2008

SORTEZ LES MOUCHOIRS POUR NOS PAUVRES PATRONS !

Dans une enquête, "Rue 89" aborde l'épineuse question de la gestion des caisses de congés payés du bâtiment et des travaux publics.

Après les gnagnas Milliards d'€uros détournés par le patronat de la métallurgie, voilà les gnagnas Milliards d'€uros détournés par le patronat du bâtiment et des travaux publics. Lorsque l'on connait les conditions de travail dans ce secteur d'activité, avec le nombre d'accident de travail et le niveau des salaires des travailleurs, il va falloir y mettre bon ordre !

Que ce soit dans la métallurgie ou dans le bâtiment, les sommes détournées sont le fruit d'un labeur. Alors quand le MEDEF nous explique que nos entreprises n'ont pas les moyens d'augmenter les salaires, que leurs arguments sont repris par des politiques, nous comprenons que les richesses créées par le travail sont détournées par une armée de vautours, avec la bénédiction d'autres vautours.

Nous ne sommes pas inquiet pour nos entrepreneurs, ce n'est pas la presse régionale, ni les télé et radio, qui risquent de les déranger dans leurs "petites" affaires. De gros budgets publicitaires sont en jeux.....

		

jeudi 6 mars 2008

Charles Jourdan repart pour une nouvelle aventure.

La situation nous laissait craindre une liquidation définitive de l'entreprise Jourdan. Le tribunal de commerce a donc décidé ce jeudi 6 mars 2008 que le fond d'investissement FinZurich était le mieux à même de reprendre l'entreprise avec 130 emplois et 15 Millions d'€uros d'investissement. C'est une bonne nouvelle pour notre bassin d'emplois, preuve que l'industrie de la chaussure à Romans garde de l'attrait.

L'expérience nous a appris la méfiance à l'égard de ce genre d'investisseur, basé au Costa Rica, la vie des travailleurs Romanais n'est pas leur priorité.
Nos batailles pour le développement de l'industrie du cuir, chaussure et maroquinerie gardent toutes leurs validités. Nous restons persuadé que sans la mobilisation de l'ensemble des acteurs de notre territoire, l'entreprise Jourdan serait déjà enterrée.

samedi 1 mars 2008

Frauder plus pour gagner plus ?

Après la révélation de considérables sorties d’argent liquide, les mises en examen de son ex Président et d’un autre dirigeant, on apprend que la principale branche du MEDEF assure un parachute doré de 1,5 millions d’euros à M. Gautier-Sauvagnac. Pire, l’organisation prendra en charge les amendes ou indemnités que la justice pourrait prononcer.

Ceci confirme que l’affaire ne se réduit pas à de quelconques indélicatesses personnelles mais relève d’un système opaque mis en place par l’organisation patronale.

Les chômeurs dont les droits ont été sans cesse rabotés sous la pression de M. Gautier-Sauvagnac apprécieront sans doute le niveau de ces privilèges personnels.

Il est surprenant d’apprendre : - qu’un responsable patronal mis en cause pour « abus de confiance, travail dissimulé, recel d’abus de confiance » se voit attribuer une indemnité équivalente à 1 250 SMIC mensuel pour bons et loyaux services, - que ce même responsable va demeurer influent et présent parmi les négociateurs et représentants du MEDEF (Conseil économique et social) jusqu’en janvier 2009.

La CGT s’indigne et condamne de telles pratiques qui discréditent encore un peu plus le camp patronal au moment où celui-ci s’efforce d’alimenter la suspicion sur la gestion des syndicats de salariés et d’entretenir le statu-quo sur la représentativité des organisations patronales.

La CGT attend que toute la lumière soit faite sur l’origine et l’utilisation de la caisse noire de l’UIMM, une clarification de la part du MEDEF sur sa conception du dialogue social et sa volonté d’assurer la transparence de son financement.

La CGT réitère sa proposition d’instaurer l’obligation aux entreprises de publier à leur bilan social l’intégralité des moyens qu’elles octroient, tant aux organisations syndicales de salariés qu’aux organisations professionnelles d’employeurs. Ce serait contribuer utilement à la démocratie sociale.